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Cuba, c’est le premier voyage en avion de Greg et notre premier vrai voyage à deux. C’est pour dire à quel point c’était important…

A peine arrivés à La Havane, nous pouvons constater la légendaire ponctualité des Cubains 😉 . Après une heure de retard et la peur d’avoir été abandonnés, nous sommes soulagés de voir notre contact arriver pour nous emmener à notre logement.

Premiers pas dans la capitale, avec la fatigue du vol, petit choc culturel pour moi. Ce n’est pas vraiment un sentiment que je peux expliquer (dites-moi dans les commentaires si ça vous est déjà arrivé pour que je me sente moins seule 😉 ). L’heure tardive nous permet d’aller dormir pour récupérer du voyage et du décalage horaire. C’est donc au son de la musique latine du bar d’en face que nous tombons dans les bras de Morphée.

Deuxième jour, réveil sous le grand soleil des Caraïbes. Autant dire que le petit déjeuner dehors sur le roof top de l’hôtel a eu raison de ma drôle d’impression de la veille ! Là, c’est parti, le voyage commence et on va en profiter au max ! Découverte de la ville avec un guide génial, Delio, qui nous emmène dans sa vieille voiture. Il parle très bien l’Anglais, ce qui nous arrange car l’Espagnol, c’est pas encore trop ça 😉 Il nous fait visiter les sites phares de La Havane, nous raconte l’histoire du peuple cubain, son histoire à lui… Il nous montre même l’ambassade de Belgique pour qu’on puisse la retrouver “just in case”. C’est un régal, on adore cette journée !

La découverte de Vinales et ses mogotes (hautes collines escarpées de calcaire) à cheval est un vrai plaisir. Les paysages sont magnifiques, on a l’impression d’être libre et au milieu de nulle part. Dégustation de jus de fruits au milieu de l’après-midi, découverte d’une grotte et baignade dans un lac : nous sommes conquis par cet endroit !

Nous nous rendons également compte que Cuba est le pays de la débrouille. Chaque geste banal pour nous devient un vrai challenge à relever là-bas : coup de téléphone, retrait d’argent, consultation d’internet (on a d’ailleurs complètement laissé tomber 😉 )…

Nous arrivons à l’étape clé de notre séjour, celle qui a changé quelque chose en moi : Trinidad. En arrivant, panique à bord, Greg a perdu sa carte de visa touristique ! Passage au commissariat avec l’aide de nos hôtes, la police nous dit que ce n’est pas grave tant qu’il a son passeport. Ouf, nous voilà rassurés et repartis pour de nouvelles aventures dans les montagnes, avec notre vieille voiture de location (ceci a une importance pour plus tard). Arrivés au sommet de la montagne, nous allons randonner et nous baigner dans une piscine naturelle, seuls. Journée parfaite !

En fin d’après-midi, nous retournons à notre vieille voiture (la revoilà !), celle que nous adorions jusque là… En la redémarrant, oh surprise, nous voyons la jauge d’essence descendre d’un coup… Mais vraiment d’un coup et jusqu’au bout. Plus une goutte, on est à sec, au milieu des montagnes (je le rappelle). La voiture démarre quand même et nous réussissons à faire une petite partie de la descente de notre montagne sans problème. Jusqu’au moment où… Panne sèche. Si nous nous arrêtons au milieu de cette route déserte, il y a de grandes chances que nous soyons dévorés par les vautours que l’on voit voler au-dessus de nous depuis le début de notre séjour. Greg tente alors le tout pour le tout : nous descendons sans moteur et au frein à main (je l’ignorais mais maintenant je le sais : pas d’essence, pas de freins !). J’ai bien cru que nous vivions nos derniers instants jusqu’à ce qu’on aperçoive un (mini) village ! hourra ! arrêtons-nous et demandons-leur de l’aide, les Cubains sont tellement gentils et bienveillants (pour de vrai, ils sont vraiment top <3). C’était sans compter sur le rhum et les cocktails maison qui devaient couler à flots depuis le matin… TOUS les habitants du village étant très imbibés, pas moyen de trouver quelqu’un pour comprendre notre problème. Après avoir avalé un verre de je-ne-sais-quoi en leur agréable compagnie, nous nous mettons à espérer qu’une voiture passe pour l’arrêter et lui demander de l’aide.

Quelques heures plus tard, le miracle se produit ! Une camionnette accepte gentiment de prendre Greg pour aller chercher un bidon d’essence. Je reste donc là, près de la voiture plantée au milieu de la route. Le doyen du village s’approche pour me tenir compagnie et me raconter l’histoire de sa vie dans un anglais approximatif. C’était sympa jusqu’à ce qu’il commence à me caresser les cheveux et à insister pour que je vienne boire avec lui…

Bon, cet épisode se termine bien puisque Greg finit par revenir et que les deux jeunes cubains nous ont aidé à bricoler le bidon avec une bouteille pour transférer l’essence.

A la fin du voyage, nous avions réservé 4 jours sur une île pour se reposer de ce road trip passionnant.

Après quelques galères supplémentaires (erreur dans les tarifs de la voiture de location, vol dans un vieux coucou pas très rassurant, passage à l’hôpital pour cause d’insolation…), nous sommes rentrés changés. Surtout moi !

C’est Pendant ce voyage que mon esprit s’est ouvert, que mon côté “aventurière” est né. J’ai appris à me débrouiller, à faire confiance aux locaux et à garder mon sang froid…