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Mon premier passage à la radio !

Mon premier passage à la radio !

Lundi soir, Christopher Calice m’a appelée pour m’interviewer dans son émission à 23h30 en direct, sans savoir ce qu’il allait me demander…

J’ai fait de mon mieux avec ma voix tremblottante et mon “petit” accent liégeois 😉

(Ré)écoutez ce petit passage ici !

Mon article dans le cci mag

Mon article dans le cci mag

Vous connaissez le commerce équitable ? Kelly Paillet, une jeune liégeoise, a eu l’idée d’appliquer la même méthode au tourisme. Résultat ? Des voyages qui s’éloignent des clichés touristiques et qui permettent de se plonger au cœur d’une culture.
Kelly redonne ses lettres de noblesse au tourisme en rémunérant les populations locales sans intermédiaire.

Life Trip n’est pas une agence de voyage. Cela lui permet de retrouver l’essence même du voyage : la découverte d’une culture et le sur mesure.
La travel designer propose de construire avec vous vos vacances idéales. Ses clients sont plongés dans des réalités que les touristes ordinaires ne connaissent pas. Pour couronner le tout, elle vous propose de vivre des expériences uniques dans les pays que vous voudrez visiter. Safari, aurores boréales, plongée sous-marine, tout est envisageable pour contenter au maximum ses clients.

Afin de rendre cela possible, elle prend contact avec des associations, des scientifiques et des autochtones qui l’aident à intégrer ses clients dans leur réalité.

Globe-Trotteuse dans l’âme, Kelly Paillet a toujours eu le virus du voyage et un enthousiasme particulier pour l’exploration de nouveaux horizons. Une passion qu’elle entend désormais partager avec le plus grand nombre en faisant découvrir, au travers de sa société Life Trip, des endroits authentiques, à mille lieux du tourisme de masse.

« Voyager sans rencontrer l’autre, ce n’est pas voyager, c’est se déplacer. » (Alexandra David Neel)

Cinq fêtes originales à faire au moins une fois dans sa vie

Cinq fêtes originales à faire au moins une fois dans sa vie

On entend souvent parler de la fête des morts au Mexique, du carnaval de Rio ou encore du Nouvel An chinois… Je vous parle ici de 5 fêtes dont on parle un peu moins mais qui valent vraiment le coup ! Au programme : des couleurs, de l’eau, du feu, des chants et même du sport (oui oui, le sport peut aussi être fun!).

Holi en Inde :

Chaque année, au mois de février ou mars, Holi est fêtée partout dans le pays. Pendant deux jours, les festivaliers se jettent des pigments colorés les uns sur les autres. Chaque couleur a une signification : le vert représente l’harmonie, le bleu la vitalité, l’orange l’optimisme et le rouge l’amour et la joie.

Ce qui est génial avec cette fête, c’est qu’elle rassemble toutes les castes sociales. Tous ensemble, sans barrière sociale, on célèbre la fin de l’hiver et le début du printemps.

Holi est aussi l’occasion d’un grand nettoyage : on nettoie les maisons de fond en combles ! Du coup, j’ai bien envie d’organiser Holi chez moi cette année !

Burning man aux Etats-Unis :

Pendant 7 jours, à partir de la fin du mois d’août, le désert de Black Rock au Nevada se transforme en une petite ville temporaire. Durant ce gigantesque festival décrit comme le plus déjanté du monde, on célèbre la création artistique.

Le plus de ce rassemblement : il est basé sur l’écologie (les créations artistiques sont souvent faites à partir de matériaux de récupération) et le partage (le commerce y est totalement interdit et tout est gratuit pendant le festival).

Pourquoi “burning man” ? Parce qu’à la fin de la semaine, on incendie une énorme statue d’homme.

Pour avoir la chance de participer à cet incroyable événement, il faut être rapide : les billets se vendent toujours en quelques secondes !

Songkran en Thaïlande :

Au mois d’avril a lieu une des fêtes les plus importantes en Thaïlande : le nouvel an Thaï (ou le festival de l’eau).

C’est mon cœur d’enfant qui me pousse à vous parler de cette fête puisque l’on participe à de géantes batailles d’eau dans les rues.

Comme l’eau purifie et éloigne la malchance, asperger ses bouddhas, sa famille et ses amis est une façon de les protéger. C’est une tradition amusante, ludique et festive.

Pensez à protéger vos affaires qui craignent l’eau !

Inti Raymi au Pérou :

Autrefois, à la fin du mois de juin (moment du solstice d’hiver dans l’hémisphère sud), les Incas rendaient hommage au dieu Soleil, de peur qu’il ne disparaisse. Malheureusement, cette fête, n’ayant aucun rapport avec la religion catholique, ne plaisait pas aux colons espagnols. Ils ont donc décidé de l’interdire, tout simplement.

Dans les années 1940, elle fut remise au goût du jour par les habitants de Cuzco. Aujourd’hui, on chante, on danse et un grand défilé réunissant toutes les corporations de la ville est organisé.

A l’issue de la cérémonie débute une fête foraine qui dure une semaine.

Petite vidéo de cette fête ici.

Bay to breakers à San Francisco :

Ce n’est pas tant pour son côté sportif que j’avais envie de parler de cet événement (rien que le fait de penser que c’est une course à pieds de 12km m’épuise!) mais plutôt pour son côté complètement déjanté ! En effet, les participants ne se prennent pas au sérieux. Ils viennent déguisés et le but n’est pas d’être le plus rapide mais de passer du bon temps et de faire rire les autres.

Attention les yeux, courir nu est aussi autorisé : certains hommes et certaines femmes en profitent pour s’aérer… On l’avoue, la vue sur Ocean Beach à l’arrivée est certainement plus plaisante !

Autre chose étonnante dans cet événement : le vol des tortillas que les gens lancent dans les airs… (cette phrase est totalement folle mais je n’en peux rien!). Ces américains n’ont décidément pas fini de nous étonner !

Et vous ? Parlez-nous en commentaires des fêtes les plus folles auxquelles vous avez assisté ou auxquelles vous voudriez prendre part !

Pourquoi Cuba a changé ma vie ?

Pourquoi Cuba a changé ma vie ?

Cuba, c’est le premier voyage en avion de Greg et notre premier vrai voyage à deux. C’est pour dire à quel point c’était important…

A peine arrivés à La Havane, nous pouvons constater la légendaire ponctualité des Cubains 😉 . Après une heure de retard et la peur d’avoir été abandonnés, nous sommes soulagés de voir notre contact arriver pour nous emmener à notre logement.

Premiers pas dans la capitale, avec la fatigue du vol, petit choc culturel pour moi. Ce n’est pas vraiment un sentiment que je peux expliquer (dites-moi dans les commentaires si ça vous est déjà arrivé pour que je me sente moins seule 😉 ). L’heure tardive nous permet d’aller dormir pour récupérer du voyage et du décalage horaire. C’est donc au son de la musique latine du bar d’en face que nous tombons dans les bras de Morphée.

Coup de foudre à La Havane

Deuxième jour, réveil sous le grand soleil des Caraïbes. Autant dire que le petit déjeuner dehors sur le roof top de notre petit hôtel a eu raison de ma drôle d’impression de la veille ! Là, c’est parti, le voyage commence et on va en profiter au max ! Découverte de la ville avec un guide génial, Delio, qui nous emmène dans sa vieille voiture. Il parle très bien l’Anglais, ce qui nous arrange car l’Espagnol, c’est pas encore trop ça 😉 Il nous fait visiter les sites phares de La Havane, nous raconte l’histoire du peuple cubain, son histoire à lui… Il nous montre même l’ambassade de Belgique pour qu’on puisse la retrouver “just in case”. C’est un régal, on adore cette journée !

La découverte de Vinales et ses mogotes (hautes collines escarpées de calcaire) à cheval est un vrai plaisir. Les paysages sont magnifiques, on a l’impression d’être libre et au milieu de nulle part. Dégustation de jus de fruits au milieu de l’après-midi, découverte d’une grotte et baignade dans un lac : nous sommes conquis par cet endroit !

Nous nous rendons également compte que Cuba est le pays de la débrouille. Chaque geste banal pour nous devient un vrai challenge à relever là-bas : coup de téléphone, retrait d’argent, consultation d’internet (on a d’ailleurs complètement laissé tomber 😉 )…

Nous arrivons à l’étape clé de notre séjour, celle qui a changé quelque chose en moi : Trinidad. En arrivant, panique à bord, Greg a perdu sa carte de visa touristique ! Passage au commissariat avec l’aide de nos hôtes, la police nous dit que ce n’est pas grave tant qu’il a son passeport. Ouf, nous voilà rassurés et repartis pour de nouvelles aventures dans les montagnes, avec notre vieille voiture de location (ceci a une importance pour plus tard). Arrivés au sommet de la montagne, nous allons randonner et nous baigner dans une piscine naturelle, seuls. Journée parfaite !

Et là… c’est le drame !

En fin d’après-midi, nous retournons à notre vieille voiture (la revoilà !), celle que nous adorions jusque là… En la redémarrant, oh surprise, nous voyons la jauge d’essence descendre d’un coup… Mais vraiment d’un coup et jusqu’au bout. Plus une goutte, on est à sec, au milieu des montagnes (je le rappelle). La voiture démarre quand même et nous réussissons à faire une petite partie de la descente de notre montagne sans problème. Jusqu’au moment où… Panne sèche. Si nous nous arrêtons au milieu de cette route déserte, il y a de grandes chances que nous soyons dévorés par les vautours que l’on voit voler au-dessus de nous depuis le début de notre séjour. Greg tente alors le tout pour le tout : nous descendons sans moteur et au frein à main (je l’ignorais mais maintenant je le sais : pas d’essence, pas de freins !). J’ai bien cru que nous vivions nos derniers instants jusqu’à ce qu’on aperçoive un (mini) village ! hourra ! arrêtons-nous et demandons-leur de l’aide, les Cubains sont tellement gentils et bienveillants (pour de vrai, ils sont vraiment top <3). C’était sans compter sur le rhum et les cocktails maison qui devaient couler à flots depuis le matin… TOUS les habitants du village étant très imbibés, pas moyen de trouver quelqu’un pour comprendre notre problème. Après avoir avalé un verre de je-ne-sais-quoi en leur agréable compagnie, nous nous mettons à espérer qu’une voiture passe pour l’arrêter et lui demander de l’aide.

Quelques heures plus tard, le miracle se produit ! Une camionnette accepte gentiment de prendre Greg pour aller chercher un bidon d’essence. Je reste donc là, près de la voiture plantée au milieu de la route. Le doyen du village s’approche pour me tenir compagnie et me raconter l’histoire de sa vie dans un anglais approximatif. C’était sympa jusqu’à ce qu’il commence à me caresser les cheveux et à insister pour que je vienne boire avec lui…

Bon, cet épisode se termine bien puisque Greg finit par revenir et que les deux jeunes cubains nous ont aidé à bricoler le bidon avec une bouteille pour transférer l’essence.

A la fin du voyage, nous avions réservé 4 jours sur une île pour se reposer de ce road trip passionnant.

Après quelques galères supplémentaires (erreur dans les tarifs de la voiture de location, vol dans un vieux coucou pas très rassurant, passage à l’hôpital pour cause d’insolation…), nous sommes rentrés changés. Surtout moi !

Alors, pourquoi Cuba a changé ma vie ?

C’est Pendant ce voyage que mon esprit s’est ouvert, que mon côté “aventurière” est né. J’ai appris à me débrouiller, à faire confiance aux locaux et à garder mon sang froid…

C’est aussi pendant ce voyage qu’est née mon envie de changer les choses. Après plusieurs discussions avec les Cubains, je me suis rendu compte qu’ils subissaient les conséquences du tourisme de masse. Le tourisme qui  fait venir en grand nombre des gens qui ne sont là que pour profiter de la plage, se servir aux buffets débordants et plonger dans la piscine bruyamment. Et j’exagère à peine ! J’ai compris que j’avais besoin de créer quelque chose (sans savoir vraiment quoi encore) de différent. J’ai longuement réfléchi et j’ai fini par démissionner de mon boulot d’institutrice pour me lancer dans ce projet fou… Life trip est né et je n’ai pas regretté ce choix un seul jour.